Sauvée d’une vie solitaire

Annegret - Darmstadt, Allemagne

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J’aimerai vous raconter comment j’ai été sauvée. Avant de devenir chrétienne, j’étais timide et renfermée sur moi-même. Quand je n’étais encore qu’une enfant, des petites brutes ont détruit ma confiance en moi et le sens des valeurs. A cause de ça, il m’a été difficile de me faire des amis. J’ai essayé de changer les choses de mes propres forces, mais ça n’a pas marché. J’avais une vie solitaire à cause de cette grande timidité et je trouvais presque impossible d’entamer une conversation ou de montrer à des personnes que je les aimais.

Je commençai à avoir deux idées précises en tête au sujet de ce que je pourrais faire de ma vie. La première était qu’un jour, j’irai en Australie et là-bas, j’aurai la possibilité de changer et de trouver des amis. L’autre solution était que je vivrai dans un endroit désert en Islande et que je n’aurai plus rien à faire avec les hommes. Parfois, je préférai une idée, parfois l’autre.

Un jour, mon professeur d’anglais me montra l’annonce d’une organisation d’échange pour étudiants. Elle proposait un séjour dans un autre pays, de vivre avec une famille indigène et d’aller à l’école là-bas pour améliorer son anglais. Un de ces pays était l’Australie. C’était ma chance ! Je ne m’attendais pas à ce que cela arrive si vite. Ma seule amie et moi, nous nous sommes inscrites à cet échange étudiant de 7 mois en Australie. Notre professeur a été très surpris quand il a appris que nous avions été acceptées toutes les deux car les étudiants passaient un entretien afin de s’assurer qu’ils arriveraient à vivre loin de leurs familles et des amis durant une longue période. Je crois que c’était un miracle en lui-même d’avoir été acceptée. J’étais bien la dernière personne qu’on aurait pensé voir se qualifier. Partir ne m’effrayait pas du tout. Je n’avais rien à perdre… J’avais en fait décidé que je me suiciderai au cas où mes plans de changement ne réussissaient pas là-bas. Mon amie n’en savait rien ni ne connaissait la vraie raison de mon départ pour l’Australie.

J’avais toujours cru qu’il y avait un Dieu, mais chaque fois que j’avais essayé de m’approcher de Lui en allant à l’église, je m’étais vite ennuyé et j’avais abandonné. J’ai eu de la chance car à l’école, nous avions des pasteurs luthériens comme professeurs de religion qui nous enseignaient la Bible et nous encourageaient à la lire. Ainsi, je connaissais beaucoup de choses de la Bible mais j’allais découvrir, qu’en fait j’étais loin de tout savoir. Un jour où je lisais la Bible chez moi, j’ai lu 1 CORINTHIENS 14. Ce chapitre mentionne le « parler en langues » et cela n’avait alors aucun sens pour moi. Je ne savais pas ce que ce terme voulait dire et je n’ai eu aucune réponse convenable : ni de ma mère et ni de mes pasteurs luthériens. C’est une des raisons pour lesquelles j’avais des doutes sur la Bible.

Quand je suis allée en Australie à l’âge de 16 ans, j’avais une gentille famille d’accueil chrétienne qui appartenait à une église remplie de l’Esprit, (pentecôtiste). Elle m’invita à leurs réunions. Au début je ne comprenais pas grand-chose de ce qui se disait car j’avais des lacunes de vocabulaire en anglais pour les choses spirituelles. Je les ai entendus parler en langues durant les dons spirituels après le pain et la coupe mais je pensais que c’était la langue des aborigènes. Je cherchai ces aborigènes du regard mais comme après plusieurs réunions je ne les avais toujours pas vus, je pris mon courage à deux mains et demandai à ma famille d’accueil pourquoi ils parlaient dans une autre langue. Ils m’ont dit que c’était le parler en langues, que c’était dans la Bible et qu’à travers ces « dons » Dieu parle directement à l’église. J’étais contente car maintenant 1 CORINTHIENS 14 avait prit tout son sens. On peut donc entendre quelque chose de Dieu. Néanmoins, je n’étais pas encore sûre que cela soit mon choix.

Ensuite, je suis allée faire une excursion en bus dans la brousse australienne avec des étudiants de différents pays. Une finlandaise était assise à coté de moi le premier jour dans le bus. Elle avait reçu le Saint-Esprit en Australie juste avant ce voyage car sa famille d’accueil était dans une église remplie de l’esprit. Elle a immédiatement commencé à prêcher à la fille assise derrière nous. Tout au long de notre excursion, les gens parlaient de la chrétienté, et de la Bible etc... Qu’une finlandaise avait eu dans une autre église, la même expérience que moi était pour moi une confirmation que c’était là la vérité.

Deux fois durant le trajet, notre bus croisa celui de mon amie. Pour une raison quelconque, nous avons eu une dispute, et elle m’a dit que je n’avais pas du tout changé. Ainsi, tous mes espoirs se sont effondrés. J’avais déjà quelques amis dans mon école australienne et je pensais avoir changé jusqu’à un certain point. Mais manifestement, ce n’était pas le cas. Maintenant, je pensais sérieusement à exécuter mon projet de suicide… mais, une autre voix dans ma tête m’empêchait de passer à l’action, m’encourageant à travailler à tirer le meilleur parti de ma vie.

Durant une conversation avec la sœur de mon hôte, au retour de l’excursion, j’ai réalisé que je n’étais pas une « bonne » personne et que je ne faisais que me trouver des excuses pour chaque chose mauvaise que j’avais faite. Je me suis rendue compte que ces gens avaient quelque chose dont j’avais besoin pour changer. Si c’était le Saint-Esprit, alors je prierai pour l’avoir et si je devais parler en langues pour cela, alors je le voulais aussi.

Pendant la réunion suivante, il est devenu clair pour moi que je devais aussi être baptisée car on doit le faire selon qu’il est dit dans la Bible. Ainsi à la surprise de ma famille d’accueil, j’y suis allée, je me suis fait baptiser et j’ai reçu le Saint-Esprit avec la preuve du parler en langues.

Ce fut un grand changement. Un immense fardeau quitta mon âme et je commençai à prendre plaisir à parler aux gens ; et même ceux qui ne savaient pas que j’étais sauvée, remarquèrent que j’avais changé et que j’avais appris à sourire en Australie. La Bible dit dans ACTES 1:8 " Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous ". Quand on reçoit cette puissance, elle nous permet de changer, là où il n’était pas possible que l’on change auparavant. Cela prouve que le Saint-Esprit est le ‘consolateur’ comme le dit la Bible. Par le don du Saint-Esprit, Dieu " guérit ceux qui ont le cœur brisé et délivre les captifs " (LUC 4:18 ; ESAIE 61:1). Depuis des années, j’ai vu la puissance se manifester non seulement dans ma propre vie – et c’est un processus continu – mais aussi dans la vie des autres. Là où se trouve la puissance du Saint-Esprit, L’Evangile est vivant ; je l’ai vu. J’ai été élevée en tant que chrétienne croyante, j’ai toujours cru en Dieu et les discours que j’ai entendus dans l’église luthérienne ainsi qu’à l’école ont préparé mon âme pour le salut. Mais la puissance dont j’avais besoin pour franchir le mur qu’il y avait autour de moi, est venue après que Dieu m’ait guidé vers un autre pays pour recevoir la puissance du Saint-Esprit. Dieu soit loué !

Dans l'Amour de Christ,

Annegret.

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