Libre après 20 ans de dépendance à l’héroïne et à la méthadone

Sabine - Munich, Allemagne

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Une tentative de plus

Le troisième jour les symptômes de sevrage commencèrent. J’étais assise dans le beau séjour propre et lumineux de mes nouveaux amis chrétiens, entourée d’un groupe de personnes qui avaient la foi que Jésus pouvait m’aider à surmonter vingt ans de dépendance à l’héroïne et à la méthadone. Comme de nombreux autres toxicomanes, j’avais essayé d’innombrables fois d’arrêter. J’avais essayé de remplacer l’héroïne par de la codéine ou de la méthadone, mais cela ne fit que me rendre encore plus accro. J’ai essayé d’innombrables fois d’arrêter en faisant un sevrage brutal dont cinq fois sous observation médicale à l’hôpital. Rien ne pouvait m’éloigner de la drogues. Lorsque mon médecin généraliste m’a déclaré " cas désespéré ", j’ai su que je mourrai droguée, comme ce fut le cas pour un grand nombre de mes amis avant moi.

Mais j’ai rencontré Franz et ses amis chrétiens, qui m’ont dit que Dieu pouvait m’aider, et que Jésus veut et peut libérer les gens de toute sorte de puissance maléfique, même de nos jours ! J’ai cru ce qu’ils m’ont dit, que Jésus enlèverait toute douleur, et j’ai décidé d’essayer. Nous voici donc, ce petit groupe de chrétiens pleins de foi et moi, rassemblés chez eux pour demander à Dieu de bien vouloir accéder à ma requête, mon dernier espoir.  Et pendant les deux premiers jours ça s’est très bien passé !

Ensuite, l’agitation a commencée. Les envies et la douleur physique que seul un drogué en manque peut comprendre. Nous avons prié. Nous avons chanté. Nous avons fait de la gym. Nous sommes allés nous promener à l’air frais. Jusqu’à ce que tout mouvement soit difficile. Plus rien ne pouvait m’aider. Je pensais que cette situation serait passée si nous continuions à prier ensemble, mais cela n’a pas fonctionné. Je savais que mes amis avaient ma méthadone et je la voulais. Je leur ai demandé de me la donner, je les implorai ; ils voulaient que je résiste. Je voulais craquer, m’échapper. J’avais encore un petit peu de " came " au réfrigérateur, chez moi. Je devais m’en aller, prendre un taxi, là tout de suite. Je ne connaissais que trop bien les symptômes de sevrage, et je n’avais pas la force de revivre ça une fois de plus. J’étais une perdante et je le savais. Peut-être que je n’avais juste pas assez de foi ? Peut-être que j’avais trop péché ? Peut-être que Dieu n’avait pas assez de puissance pour rompre quelque chose d’aussi fort que la dépendance à la méthadone ? Mes amis ont essayé de me convaincre que ça n’était pas vrai, ils m’ont encouragée à résister, mais en fin de compte, ils savaient qu’ils ne pouvaient pas m’y forcer. Peter est descendu prendre la méthadone. Il n’y avait aucun espoir.

Un cas désespéré

 

Après quelques mois j'étais dépendante à l'héroïne

Un médecin ne classe une personne comme " cas désespéré " qu’après une longue carrière de droguée, et j’en étais le parfait exemple. A 13 ans, par curiosité, je commençais à fumer des cigarettes, puis du cannabis ; je voulais appartenir à ce groupe de jeunes de ma région (la Bavière) : les punks, les gothiques, etc. Nous écoutions de la musique New Wave et Gothique et nous allions en boite, où nous fumions et buvions jusqu’à nous faire vomir. A cette époque-là je quittai la maison pour aller vivre chez ma grand-mère, qui était vieille et ne pouvait plus s’occuper seule d’elle-même. De cette façon j’avais plus de liberté et pouvait sortir toute la nuit.

Après quelques mois j’étais dépendante à l’héroïne.

A 15 ans, je commençai à prendre du speed et du LSD que j’obtenais par un ami. La journée j’étais une jeune fille modèle, travaillant bien au collège et obtenant mon examen final sans difficulté, mais le soir j’étais une Gothique  folle. A 17 ans, j’essayais l’héroïne et la cocaïne pour la première fois, et j’en pris ensuite fréquemment.  Je fumais de la marijuana et bien sûr continuai à boire de l’alcool. Chez mes parents, les problèmes empiraient. On se disputait souvent. Las affrontements constants me rendaient très tristes, et mes notes au collège commencèrent à baisser. Je voulais sortir de cette situation, et commençais donc à prendre différents types de somnifères et antidépresseurs, comme par exemple Rohypnol, Medinox, et Remedacen. Après mon BAC je débutai un apprentissage comme auxiliaire de vie, où j’aidais les personnes handicapées. A cette époque-là je plongeais profondément dans l’abus de drogues et consommais des drogues fortes presque tous les weekends. Après quelques mois j’étais dépendante à l’héroïne. Un ami et moi allions à Zürich, où nous faisions le plein. A partir de ce moment-là je m’injectais de l’héroïne chaque jour.

Enceinte et toxicomane

Mes journées se concentraient sur comment me fournir toujours plus de drogues ; j’ai même visité différentes villes d’Europe dans le but d’acheter de la drogue. Presque tous mes amis de la clique gothique devinrent accros à l’héroïne. Mes sœurs étaient choquées que je sois la plupart du temps d’une incroyable passivité. Souvent j’avais des symptômes de manque quand je n’avais pas d’argent ou pas de drogue, ce qui était bien sur extrêmement déplaisant. J’ai essayé aussi bien que j’ai pu de finir mon apprentissage, puis j’ai commencé des études sanitaires et sociales.

C’est alors que j’ai rencontré mon petit ami. Il ne prenait pas de drogue, et n’aimait pas que j’en prenne. Nous avons commencé une cure, qui a échouée. Il fut tellement déçu qu’il me quitta. Entre-temps, j’étais tombée enceinte. A cause de ma consommation de drogues il voulait que je me fasse avorter. Grâce à la codéine, j’ai réussi à me sevrer en 3 mois. (La codéine est un opiacé, que les médecins prescrivent pour essayer d’aider le toxicomane.) Cependant, même lors de ma grossesse j’ai recommencé à consommer des stupéfiants et j’ai abandonné mes études..

Une semaine après la naissance d’une petite fille en bonne santé, je quittai l’hôpital. Je réussi à rester clean pendant trois mois. Ma fille amenait une grande joie dans ma vie, elle me donnait une raison de vivre. C’était un nouveau début. Puis vint la première rechute.

C'était une nouveau commencement-puis vint la première rechute

La tentation de prendre des drogues était simplement trop forte. Après quelques mois j’étais de nouveau complètement dépendante à l’héroïne. Je me suis rendue chez le docteur pour lui demander une prescription de codéine. Mais la codéine seule n’était plus assez forte pour moi, alors j’ai continué à prendre aussi de l’héroïne. La situation était maintenant plus difficile sous plusieurs aspects, car j’avais toujours mon bébé avec moi, et j’aurais voulu une vie différente pour elle. J’ai donc commencé un programme de désintoxication en milieu hospitalier. Après une semaine à l’hôpital souffrant de terribles symptômes de manque, j’ai renoncé à la thérapie et je me suis de nouveau injectée de l’héroïne. Peu après, grâce un centre d’accueil et d’aide aux drogués,  j’ai refait un effort et recommençai une cure à l’hôpital, cette fois-ci à Berlin. Cette fois-là j’ai réussi à rester clean quelques temps, mais peu après, je rechutai. Le weekend j’allais à des techno party/ raves et prenais des cocktails de LSD, speed et ecstasy. Pour aider lors de la descente, je prenais de l’héroïne et de la codéine. Ce fut ma deuxième tentative échouée de cure de désintoxication supervisée. Je cherchais désespérément à arrêter ; mais ni ma volonté personnelle, ni l’aide médicale que j’avais reçue, ni même mon amour pour ma petite fille n’équivalait à l’attraction puissante qu’exerçaient les drogues dans ma vie.

L’heure la plus sombre

J’ai toutefois essayé de mettre de l’ordre dans ma vie, et commençais des études d’éducation sociale. C’est à cette époque-là que ma mère mourut, et je devins de nouveau complètement accro à l’héroïne, en plus de boire beaucoup et souvent. J’ai emménagé à Munich et me suis effondrée : j’ai arrêté mes études, pris plus de drogues, eu des problèmes avec les autorités ; je passais toutes mes nuits par monts et par vaux. Enfin, je suis allée voir un médecin, qui m’a inscrite à un programme de substitution par la méthadone. J’ai ensuite pris ce substitut (14 ml par jour maximum) et prenais quand même de l’héroïne en même temps, parce qu’avec la méthadone, je n’avais pas le même « kick ». Une de ces années-là j’ai aussi essayé une autre thérapie, et j’ai réussi à vivre sans drogues pendant 3 mois, mais j’ai ensuite replongé. Le médecin déclara que j’étais dépendante à plusieurs drogues et donc inapte à aucune thérapie, étant sévèrement dépendante… un cas désespéré. Je me disais que je serais droguée pour le reste de ma vie. J’étais sans cesse sous influence de l’alcool et je prenais des médicaments, de grandes quantités de Diazepam (un médicament semblable au valium). Diazepam me calmait et me coupait de mon environnement, car j’étais incapable de faire face à mon environnement. Cela me permet de me sentir « bien », surtout en combinaison avec de l’alcool.

J’essayai quand même de vivre ma vie et de prendre soin de ma fille. Aller chez le médecin (pour obtenir de la méthadone) et regarder la télé étaient les événements clés de ma semaine. Tout au long de cette période j’ai été témoin du décès par overdose à l’héroïne ou au Fentanyl de nombreux amis et connaissances du milieu de la drogue. J’ai toujours pensé que cela ne m’arriverait pas. Comme beaucoup d’autres, je pensais que je prendrai de la méthadone pour le restant de ma vie. Mais nombreux sont ceux qui se sont trompés et sont morts, pas nécessairement à cause de la méthadone mais à cause de drogues prises à côté ou des médicaments. C’était clair pour moi que sans un dramatique changement dans ma vie, ce n’était qu’une question de temps avant que je ne souffre le même destin.

J’ai combattu mon addiction à l’héroïne et après de nombreux hauts et bas dans ma vie, j’ai finalement réussi à me libérer de l’héroïne quelques années plus tard. Ma dose de méthadone était alors si élevée que l’héroïne n’avait plus l’effet escompté de toute façon. Je ne prenais donc que de la méthadone, qui rend encore plus accro que l’héroïne et dont il est bien plus difficile de se sevrer. Pour la première fois, je réussissais à finir un diplôme d’aide-comptable et commençai à travailler à mi-temps dans un bureau d’experts. 

C’est alors que Dieu a fait entrer Franz dans ma vie.

Une voie de sortie ?

Franz est un artisan qui travaille dur, et un ancien client de mon patron. Lorsque j’ai réalisé que mon chef arnaquait Franz et le volait, je me suis rendue auprès de Franz et lui ai expliqué la situation. Nous sommes allés ensemble dénoncer mon patron à la police. Grâce à cet évènement, j’ai appris à connaître Franz un peu mieux et j’ai découvert qu’il était chrétien. Il m’a alors aussi invitée à une réunion chrétienne. J’ ai tout de suite apprécié l’atmosphère amicale et positive ainsi que d’écouter les récits de miracles que Dieu fait encore de nos jours. J’ai aussi appris qu’il était possible d’être libérée des drogues et de la dépendance par la puissance de Dieu et j’ai lu les témoignages de Georg et Jessica, qui sont sur ce site. A cette époque, je consommais 13 ml de méthadone chaque jour, et je buvais et fumais beaucoup. Franz m’a donné une Bible que j’ai commencé à lire. Je me suis même mise à prier. J’ai remarqué que Dieu agissait dans ma vie. Je ressentais cette exhortation intérieure à mettre de l’ordre dans ma vie, avec Dieu, à être libérée du péché et à prendre un nouveau départ. Le désir de vivre en tant que chrétienne grandissait en moi. J’ai lu dans la Bible que la repentance des péchés commis est le premier pas vers une vie nouvelle. MATTHIEU 4:17 “Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.”

J’ai parlé à Dieu de mes transgressions et de mes péchés et Lui ai demandé de me pardonner. 1 JEAN 1:9 "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.”

Je savais que le baptême signifiait un nouveau départ, que l’ancienne vie était enterrée et qu’une nouvelle chance commençait.

ROMAINS 6:4 “Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.”

         Baptême par Peter et Fabian       

J’ai prié avec mes nouveaux amis et j’ai reçu le Saint-Esprit.Ce fut bien plus facile que je ne le croyais. Lorsque j’ai commencé à prier dans ma nouvelle langue, je n’ai plus du tout eu le désir de consommer de l’alcool ou des cigarettes. J’ai été totalement délivrée de ce désir irrésistible qui rend dépendant. J’étais vraiment impressionnée par ce qui s’était passé. Pour être honnête, je ne voulais même pas particulièrement arrêter.

Le besoin d’alcool et de cigarette s’en est allé pour ne jamais revenir. Par le Saint-Esprit j’ai reçu une grande paix intérieure, c’est à dire un sentiment tout à fait nouveau de grand soulagement et une libération méconnue auparavant. J’étais surprise car je n’avais pas beaucoup de foi, mais Dieu a commencé à me montrer que ma nouvelle vie ne se reposait pas sur mes propres forces, ma volonté ni même mes capacités, mais plutôt sur les Siennes. JEAN 8:36 “Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.”

Ce fut le premier grand miracle dont j’ai fait l’expérience avec Dieu. Je voulais raconter cette expérience à mes amis du milieu de la drogue. Aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer que cela arrive. J’ai été immédiatement baptisée, comme le dit la Bible, par immersion. Ce fut une grande joie et un tel soulagement pour moi de savoir que j’avais fait la paix avec Dieu et que j’étais sur le bon chemin. Je ressentais un sentiment persistent de bonheur véritable ! Et cette fois-ci ce n’était pas grâce à la drogue ! 2 CORINTHIENS 5:17, "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Je pensais qu’après mon baptême, ma dépendance aux drogues disparaitrait aussi.  Dieu avait toutefois un autre plan.

Christ est formé en moi

Au début, tout était formidable. J’étais si heureuse d’avoir cette nouvelle vie, j’avais la paix et la joie. Je rencontrais mes nouveaux amis régulièrement et ils m’aidaient de façon pratique et me donnaient de bons conseils. Nous sommes allés visiter de nombreux endroits en Allemagne du Sud et en Suisse et avons faits ensemble de nombreuses excursions pendant lesquelles je me suis familiarisée avec la vie en Christ.

Cependant mon addiction à la méthadone était encore présente. Pendant les six mois qui suivirent,  j’ai petit à petit diminué ma dose de méthadone de 13ml à 6ml par jour. Cela a été très dur et le processus était accompagné de symptômes de manque variés, comme la douleur physique, l’insomnie, une nouvelle agitation intérieure, la faiblesse physique et un grand manque de concentration. J’ai aussi été assaillie de doutes, à savoir si j’étais sur le bon chemin ou pas, et de temps en temps, j’augmentais ma dose. Quel combat ! D’un autre côté, cela m’a poussée à lire plus la Bible, à prier plus par le Saint-Esprit et je me rendais à toutes les réunions de l’assemblée. Dieu était à l’œuvre dans ma vie ! GALATES 4:19 “Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous” Ma fille qui avait alors 18 ans était heureuse mais aussi sceptique des changements qui s’étaient produits en moi et se demandait si ce changement serait permanent. Elle m’observait attentivement et venait aux réunions. J’ai appris à comprendre de mieux en mieux les voies de Dieu et le besoin de se détourner de toute forme de péché. J’ai aussi appris à demander à Jésus de m’aider pour chaque pas à franchir sur le chemin.

La puissance du diable est rompue

Ma maison était pleine de vidéos et DVD de films d’horreur, de livres sur la sorcellerie et la magie, et de musique dont le contenu était clairement anti-Dieu. Cela faisait partie de mon passé triste et parfois très sombre. Nombreux sont les toxicomanes qui passent leur temps à faire de l’occultisme. Certains sont ouvertement satanistes, d’autres contemplent la mort et la désirent, commettent des actes illégaux et criminels. Le monde de la drogue est plein d’abysses, de cruauté, de désespoir... Dieu n’aime pas la magie et l’occultisme comme on peut le lire par exemple en ACTES 19:19-20. Cette écriture m’a beaucoup aidée. J’ai réalisé que je devais décider.  Affamée de guérison et de nouveauté de vie, je ne pouvais pas garder dans ma vie des choses qui n’étaient pas bonnes aux yeux de Dieu ou qui ne l’honoraient pas.

Après avoir détruit tous les mauvais films, livres, disques et CD, et les avoirs jetés à la poubelle, l’atmosphère dans mon appartement changea soudain. Mon sommeil était beaucoup amélioré. Ma fille et plusieurs amis remarquèrent le très net changement dans notre appartement, sans en comprendre la raison. L’influence que les " forces de l’ombre " peuvent avoir est impressionnante; si seulement je l’avais su avant. Cette situation m’a convaincue que la puissance de Jésus est bien plus forte, et toujours bien fondée LUC 1:79, “Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.”

C'est Dieu qui donne la foi

J’ai ensuite lu un livre étonnant et bien connu, intitulé " Ils chassaient le dragon dans la Cité interdite " de Jackie Pullinger. Le livre parle de personnes qui ont été délivrées de leur esclavage aux drogues, par la puissance de Dieu. Certains d’entre eux ont été délivrés immédiatement et sur le champ et d’autres seulement après quelques jours de prière en commun. Aucun d’entre eux n’a eu de symptômes de manque. Je désirais être libérée de ma toxicomanie de la même façon, sans la douleur ou la souffrance dont les gens font en général l’expérience lorsqu’ils passent par un sevrage. Ma foi a grandi et j’ai commencé à croire que je pouvais faire moi aussi la même expérience que ces personnes dont parle le livre et que Jésus m’aiderait à me sevrer ! J’ai demandé son avis à mon médecin et elle m’a dit qu’en aucun cas je ne devrais oser un sevrage abrupt.      

Elle a affirmé qu’il pourrait en découler de sérieuses complications. Bien que je comprenne son inquiétude, j’avais une grande confiance en Jésus. J’ai passé une semaine chez mes amis chrétiens tout le temps du sevrage. Le premier jour, nous réduisions déjà ma prise de méthadone de 6 ml à 0.0 ml , autrement dit, je n’en ai pas pris du tout. Pour être prudents, mes amis gardaient un peu de méthadone dans leur frigo pour moi – juste au cas où cela ne fonctionnerait pas. J’avais aussi un peu de méthadone chez moi. Je me disais que si cela devenait trop difficile de résister, il me suffirait de prendre un taxi et de rentrer à la maison. J’ai aussi pensé à garder secrètement un peu de méthadone dans mon sac afin de pouvoir en consommer " en cas d’urgence ". Après avoir prié, demandé de l’aide à Dieu et ouvert ma Bible, j’ai lu l’écriture en EPHESIENS 4:15 dans laquelle il est dit d’être honnête l’un envers l’autre. J’ai donc décidé de ne rien faire en secret.

Les premiers jours, il n’y eut aucun problème. Nous étions heureux et édifiés que je n’éprouvais pas de symptôme de sevrage. Ce qui me donna à penser que je serai délivrée bientôt et facilement. D’un autre coté je savais que lors d’un sevrage de la méthadone, les problèmes n’apparaissent que vers le troisième jour.

J'ai imploré mes amis de me donner de la méthadone

Et exactement au troisième jour, les problèmes ont débuté. J’ai commencé à me sentir mal physiquement, mal à l’aise et faible. J’avais alternativement très froid et très chaud. Le combat avait commencé. Alors que je passais par différents stades, mes amis priaient avec moi dans le Saint-Esprit, ce qui m’aidait beaucoup. A un moment pourtant, j’en ai eu assez. J’avais l’impression que la prière ne menait nulle part. Il est possible que certaines personnes aient vécu ce miracle et ont été libérées instantanément et sans douleur, mais cela ne semblait pas fonctionner pour moi. J’en suis arrivée au point où je voulais " prendre quelque chose " et je le voulais sur le champ. A cause des symptômes qui me torturaient, je me fichais royalement de tout et je pensais que nous pourrions faire un autre essai à une autre occasion. J’ai supplié mes amis de donner de la méthadone. Avec amour et attention, ils ont essayé de de rester ferme et de ne rien me donner. Ce fut aussi pour eux un vrai combat, car ils voulaient prendre les bonnes décisions et ne pas abandonner si vite, après être arrivés si loin. A contrecœur, mes amis finirent par céder et sont allés me chercher un peu de méthadone. Ces quelques minutes me semblèrent des heures. Ils m’ont donné une petite dose : 1ml de méthadone. Je me suis sentie un peu soulagée, mais j’ai aussi pensé que je ne serai probablement jamais libérée de ma dépendance. 

Puis quelque chose d’étrange se produisit. Dieu a pris la situation en main.

Le pourcentage de succès de rétablissement des drogués est minime. Ce qui est encore plus triste, c’est que dans certains cas, après une rechute, la dépendance est pire qu’avant. Je ne le savais que trop bien de mes cinq essais précédents. Si je ne traversais pas cette épreuve cette fois-ci, cela aurait impliqué une rechute non seulement vers la méthadone mais probablement aussi vers d’autres drogues. Mon médecin savait de quoi elle parlait lorsqu’elle me conseillait de ne pas faire  un sevrage soudain.

Mais je n’ai pas rechuté. Je ne suis pas sure que cette petite dose de méthadone ait eu le moindre effet. J’étais en colère, vu que c’était environ un sixième de ma dose habituelle à cette époque, et seulement un douzième de ce que je prenais six mois auparavant. Cela ressemblait à une attaque : j’étais pleine d’incrédulité et de doutes. Mes amis n’ont toutefois pas laissé tomber. Ils ont beaucoup prié pour moi. Leur amour, leur affection, leur présence chaleureuse auprès de moi, et bien sûr la puissance de Dieu, qui répondait à toutes les prières, m’ont permis de franchir le pas. Le jour suivant, j’ai repris une dose d’ 1 ml, le jour d’après 0.5 ml, et ensuite 0.3 ml. Le septième jour je n’ai rien pris du tout.

Dieu me purifie

L'écriture ci-dessous montre le lien entre les drogues et la sorcellerie

L’écriture ci-dessous montre la relation entre les drogues et la sorcellerie.

Pendant tout ce temps, je me suis souvenue de certains des problèmes que j’avais affrontés par le passé.  Je les ai amenés devant Dieu en prière et les ai confrontés. Pour la première fois de ma vie, j’ai réalisé que consommer des drogues était un péché. Je n’étais pas simplement une victime des circonstances ou de mon passé, j’avais aussi été une délinquante " coupable " ayant contribué à mon destin. Je voulais vraiment un changement maintenant, ce que je ne pouvais pas faire de moi-même. J’avais besoin d’une aide plus grande. J’ai demandé à Dieu de me pardonner car je m’étais rebellée contre Lui pendant des années, en prenant de la drogue. J’étais sûre que Dieu ne voulait pas que je continue à en consommer.  Il y a quelques écritures dans la Bible qui parlent de la toxicomanie. Par exemple, il est écrit en GALATES 5:20-21 "l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu.” Le mot ʹmagieʹ est traduit du mot grec ʹpharmakiaʹ. Littéralement, cela signifie ʹdroguesʹ et le mot ‘pharmacieʹ, que nous utilisons aussi, a les mêmes racines. Cette écriture explicite la connexion entre les drogues et la magie, la sorcellerie, et d’autres pratiques spirituelles et occultes, par lesquelles on peut accéder à une autre sphère. On peut même prendre contact avec des esprits par l’un de ces moyens, usage de drogues inclus. On trouve une écriture similaire en APOCALYPSE 21:8. Le mot ʹenchanteursʹ est traduit du mot grec ʹpharmakeusʹ. J’ai commencé à de mieux en mieux comprendre que la consommation de drogues était interdite par Dieu parce que nous sommes importants pour Lui. Il a pour nous un bien meilleur moyen d’entrer en contact avec le monde spirituel. Lui, Jésus Christ, est le chemin. En tant que Seigneur et Roi au-dessus de tous, Il déclare en JEAN 14:6 "Je suis le chemin, la vérité, et la vie…"

Afin d’aider mon corps lors de la cure de désintoxication, j’ai fait un effort du côté de mon alimentation et de choisir une nourriture saine comme des légumes frais et des jus de fruits fraîchement pressés, et d’autres bonnes choses. Après le septième jour, je ne prenais plus de méthadone. Ce qui m’a aussi beaucoup aidée lors de ce voyage a été d’écouter de la musique chrétienne. J’ai été inspirée de l’histoire en 1 SAMUEL 16:23 qui décrit l’effet positif que la musique peut avoir sur nous et notre esprit, j’en ait maintenant fait l’expérience moi-même.

Libre !

Enfin, le huitième jour le miracle se produisit : Lorsque je me suis réveillée, j’avais été libérée de tous les symptômes. Je me suis levée, et, quittant ma chambre je me suis rendue auprès de mes amis à qui j’ai crié tout naturellement " Je suis libre !!" C’était incroyable ! Tous se réjouirent avec moi et pouvaient voir un grand sourire rayonnant de triomphe sur mon visage. 

Lors d’un sevrage de la méthadone sous observation clinique, cela prend en général plusieurs mois avant que les symptômes de manque ne disparaissent totalement. Beaucoup de personnes rechutent, comme je l’ai fait par le passé, parce qu’ils se sentent vides. Moi, j’avais Jésus dans mon cœur et dans ma vie. JEAN 14:23 "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui" Voilà toute la différence… ! Jésus déclare en JEAN 10:10 "je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles l’aient avec abondance."  C’est ce que je ressens au quotidien... J’ai reçu de Dieu bien plus que ce à quoi je m’attendais, non seulement j’ai été libérée au niveau physique mais aussi au niveau psychologique. Jésus dit aussi : " Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres." JEAN 12:46

Ce jour-là j’ai vidé dans l’évier toute la méthadone que mes amis avaient gardée pour moi. Après, j’ai appelé ma fille et je lui ai demandé de vider également toute celle que j’avais dans le réfrigérateur. J’en avais un petit stock à la maison, médicaments inclus, et j’ai tout jeté.

Après ce sevrage réussi, je me suis rendue auprès de mon médecin à la clinique. Il était tellement incrédule qu’il demanda à ce que je fasse des tests sanguins. Les résultats du test lui prouvèrent qu’il n’y avait plus aucune trace de drogue dans mon sang. C’était écrit noir sur blanc sur le certificat : tous les tests sanguins étaient négatifs ! Maintenant je sais que Jésus nous libère vraiment. Si nous lui faisons confiance et que nous agissons en conséquence, alors Il nous guérit. Malgré mes doutes et mon incrédulité, Lui, Il est resté fidèle, Il a regardé à mon cœur. Je suis maintenant complètement libérée, je n’ai plus souffert aucun manque, ni le fort désir mental de prendre de la drogue. Au lieu de cela, j’ai une grande joie et la paix intérieure ! Par cette expérience, j’ai aussi appris que parfois il faut se battre pour recevoir les réponses à nos prières et obtenir une victoire entière. APOCALYPSE 21:7 “Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils.”

J’ai maintenant commencé un nouveau voyage, par la vie en Jésus. Il y a encore beaucoup de choses que je dois apprendre et comprendre, et aussi des choses qu’il faut que je change dans ma vie. Vivre une vie " normale " sans drogue est un challenge au début. C’est comme commencer de zéro, et il arrive que la réalité, que j’évitais grâce à la drogue, me frappe de plein fouet. Je reconstruit ma vie sur les relations détruites, le chômage, les années gaspillées, les dettes accumulées etc. Je trouve le courage de faire face à chaque problème, un après l’autre, et d’améliorer ou modifier les choses. Seule je ne pourrais pas. Mais avec mes amis de l’Assemblée nous avons par exemple rénové mon appartement, qui est vieux et la peinture toute grise à cause de la fumée de cigarette. Maintenant, tout est joli et neuf. J’aime rentrer chez moi et  inviter des amis.

Après que mon patron fut dénoncé à la police, il a été chargé de plusieurs autres accusations. Il en découla un procès au cours duquel je dus témoigner. Le tribunal se prononça en faveur de Franz, qui fut remboursé. Le juge loua notre attitude et nos efforts et condamna mon ancien employeur pour sa malice, et sa duperie envers un artisan honnête et handicapé, qui se bat pour son pain quotidien. Et moi, j’avais bien entendu perdu mon travail. Je voulais travailler de nouveau et en compagnie de mes amis, je me mis en quête d’un emploi. J’avais peur de me rendre aux entretiens seule, j’avais peur d’être rejetée, j’avais peur de ne pas pouvoir faire face aux exigences. Pendant toutes ces années, mon habitude avait été de déclarer forfait et d’éviter les problèmes de la vie quotidienne. Mais grâce à notre amitié, les nombreuses activités positives que nous faisons ensemble, l’étude de la Bible et la prière, je change petit à petit. Ma confiance en moi s’est déjà beaucoup améliorée. Auparavant je pensais que je ne méritais pas une aussi bonne vie.

Avant je pensais alors que je ne valais pas mes amis chrétiens ; je pensais que tout me monde me regardait de haut. Jésus renouvelle en effet chaque chose ! J’ai maintenant trouvé un travail que j’aime. Je travaille dans une unité de soins mobile, ce qui peut être très physique. Mais j’aime ce que je fais et je peux donner beaucoup aux autres. Je prends soin de personnes âgées et malades, et prie souvent pour elles. Des miracles se sont déjà produits. Une de mes patientes est une femme âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer qui souffre d’une profonde perte de mémoire. Depuis que j’ai commencé à prier pour elle, elle se souvient maintenant de moi ainsi que des détails de nos rencontres. Petit à petit mon chemin me ramène à la voie que j’aurais dû prendre dès le début. Et je remercie Dieu pour cela.

L’Amour et la puissance de Dieu sont là aussi pour vous

Je vais souvent voir mes anciens amis, ceux avec qui je sortais quand je prenais encore des drogues, et je leur parle de la puissance de Dieu et de ma libération.  J’espère et je prie que beaucoup de personnes feront l’expérience de ce miracle et qu’elles feront la connaissance de Jésus Christ. Je n’ai pas réussi de mes propres forces, mais Dieu m’a puissamment aidée. 1 CORINTHIENS 1:18 “Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.”

Si vous êtes dans une situation similaire à celle dans laquelle je me trouvais : Ne baissez jamais les bras !

Prenez en considération les versets bibliques suivants : L’écriture en APOCALYPSE 21:8 explique que ceux qui sont dépendants à la drogue n’ont pas leur place au royaume de Dieu. En 1 SAMUEL 15:23 nous lisons :  “Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, il te rejette aussi comme roi...” ... sauf si tu fais demi-tour avant qu’il ne soit trop tard. Le vrai péché derrière la consommation de drogues est en fait la rébellion envers Dieu. Un jour, Dieu nous demandera à tous de rendre compte de nos vies.

HEBREUX 9:27 "Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seul fois, après quoi vient le jugement."

JEAN 3:19-21  "Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu."

Viens à la lumière, viens à Jésus, avant qu’il ne soit trop tard.

J’espère et je prie que ces mots vous aideront. Commencez à parler à Dieu... apprenez à Le connaître, Il veut vous aider. Vous pouvez m’envoyer un email si vous souhaitez me contacter, si vous cherchez de l’aide, et je vous promets que je répondrai ! Si vous vivez à Munich ou aux alentours, on peut bien sûr se rencontrer.

Dans l'Amour de Jésus, Sabine.

Postscriptum

Et ma fille ? Elle m’a regardé changer, mi-sceptique, mi-surprise. Elle est souvent venue aux réunions, elle a entendu parler de Dieu et a vu un grand nombre de Ses œuvres. Un an après mon sevrage réussi, ma fille s’est tournée vers Jésus et s’est repentie ; elle a reçu le Saint-Esprit et à bien sûr été baptisée. Elle a déclaré que ce qui l’avait le plus impressionné, ce n’était pas ma désintoxication réussie, mais le changement incroyable qu’elle a vu en moi.

Comments

Bonjour,
j'ai lu votre témoignage avec beaucoup d'attention et je remercie notre seigneur jésus-christ d'avoir agit sur vous avec puissance!Il produit encore à ce jour des miracles, si nous nous repentons et que nous aillons confiance et foi en lui!Je reviens vers vous me concernant, je vis actuellement avec mon compagnon et ma fille.Mon compagnon n'est pas le père de ma fille mais tout ce passe bien.Sauf que je voudrai être en ordre avec le seigneur car mon compagnon désire avoir un enfant avec moi mais je voudrais d'abord que nous nous marions pour être en ordre aux yeux de notre sauveur.Mais il ne veut pas malheureusement, il n'est pas chrétiens donc pour lui cela n'a aucune importance.Pouvez-vous priez pour cela, j'ai beaucoup de personne qui prient pour nous, ma famille ,mes amis,..
Que notre Seigneur vous bénissent vous et votre fille et puissiez-vous continuer à éditer votre beau et grand témoignage pour montrer que nous pouvons compter sur notre père céleste si nous nous repentons.Bonne journée et que Dieu vous bénisse

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