A qui renonceras-tu ? A toi-même ou au Seigneur ?

"Si quelqu’un veut venir après moi , qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive." LUC 9:23

John Wesley vécut dans les années 1700, et fut peut-être l’évangéliste et le prédicateur le plus célèbre d’Angleterre. Ses écrits, sermons et le ministère de sa vie ont eut un impact formidable sur l’Eglise dans son ensemble. Cet article a été tiré des "Oeuvres Complètes de John Wesley", publiées par la maison d’édition Baker. Ainsi que notre frère John vous y exhorte, lisez ce message avec un cœur ouvert comme en prière.

John WesleyRenoncer à nous-même et nous charger de notre croix n’est pas un sujet secondaire, c’est absolument nécessaire pour devenir ou continuer d’être un disciple de Jésus. Si nous ne pratiquons pas l’abnégation, nous ne sommes pas ses disciples. Il est inutile d’essayer de suivre Celui qui a été crucifié sans prendre notre propre croix chaque jour. A moins de renoncer à nous-mêmes, il nous sera impossible de ne pas renoncer au Seigneur.Mais tant d’autres gens qui ont écrit à propos de l’abnégation (certains d’entre eux ont écrit de gros volumes) ne semblent pas avoir une bonne compréhension du sujet. Ou bien ils ne pouvaient pas l’expliquer aux autres, ou ils ne savaient pas jusqu’à quel point le faire, ou ils ne sentaient pas la nécessité absolue de le faire. D’autres en parlent d’une façon si noire et si mystique que l’homme moyen ne peut comprendre ce que cela est supposé signifier.

D’autres encore parlent très clairement de la nécessité de se renier, mais ils ne spécifient jamais les choses qu’il faut faire. Et si certains d’entre eux le sont spécifiquement, ils parlent seulement de ces choses qui affectent rarement quelqu’un car elles n’arrivent presque jamais dans la vie de tous les jours. Ils parlent de choses comme subir un emprisonnement ou des tortures, abandonner des maisons ou des terres, des maris ou des épouses, des enfants ou même la vie elle-même. Mais il est peu vraisemblable que la plupart d’entre nous soit appelée à endurer des choses pareilles pour l’Evangile, à moins que Dieu ne permette que des temps de persécutions publiques ne reviennent.

Une ascension pénible

Que signifie pour un homme de "renoncer à lui-même et (de) se charger chaque jour de sa croix"? C’est quelque chose de tellement, tellement important à comprendre, car beaucoup d’ennemis puissants combattent cette doctrine chrétienne plus fortement qu’ils ne combattent n’importe quel autre aspect de nos vies spirituelles. Tous nos sentiments naturels s’élèvent contre n’importe quelle sorte d’abnégation et nous cherchons immédiatement des raisons pour nous excuser nous-mêmes. Ceux qui aiment le monde en haïssent même l’idée. Et le grand ennemi de nos âmes, en connaissant parfaitement bien son importance, essaie constamment de nous mettre des bâtons dans les roues.

Mais ce n’est pas tout. Même les gens qui ont quasiment secoué le joug du diable, et qui ont senti le travail de Dieu dans leur cœur, n’ont pas l’air d’en savoir tellement sur cette doctrine essentielle de la chrétienté. Certains sont aussi profondément et totalement ignorants à propos de cela comme s’il n’y avait pas un seul mot dans la Bible à ce sujet. Mais renoncer à soi est une chose sur laquelle leur Maître insiste.

D’autres en sont encore plus loin, ayant accepté un fort préjugé à son encontre. Ils ont reçu cette idée venant de “chrétiens” superficiels qui aiment les choses faciles de la vie et qui ne veulent rien de divin excepté le pouvoir.

Ce n’est pas suffisant, pour un ministre de l’Evangile de ne pas s’opposer à la doctrine du renoncement à soi. S’il veut être pur du sang de tous les hommes, il doit en parler souvent, en montrant la nécessité de cette doctrine de façon la plus claire et la plus forte. Pouvez-vous voir à quel point vous êtes en danger constant d’être dupé, trompé, ridiculisé sans cet important commandement de Jésus, soit par de faux enseignants, soit par de faux croyants ?

En attendant, une bonne compréhension de ce que le renoncement à soi signifie réellement est absolument nécessaire. Et une fois que vous savez ce que cela signifie, vous devez apprendre à le pratiquer comme un style de vie.

Toutes ces choses qui nous retiennent d’être justes devant Dieu ou de progresser dans le Seigneur peuvent ce résumer à ceci : ou bien nous ne renoncerons pas à nous-même ou bien nous ne nous chargerons pas de notre croix. Q’une prière profonde précède, accompagne et suive ce que vous allez lire maintenant, afin que cela soit écrit dans votre cœur par le doigt de Dieu, et ne puisse jamais être effacé.

Je tenterai de montrer premièrement ce que signifie pour un homme se renier et de porter sa croix ; et deuxièment, de montrer que si quelqu’un n’est pas entièrement un disciple du Christ, c’est toujours parce qu’il n’obéit pas à ce commandement de Jésus.

I. Le renoncement à soi

Qu’est ce que le renoncemet à soi ? Comment renonçons-nous à nous-mêmes ? Pourquoi devons-nous le faire ? Le renoncement à soi, c’est simplement renoncer ou refuser de suivre notre propre volonté, grâce à la conviction que la volonté de Dieu est le seul bon chemin.

La première raison pour laquelle Dieu devrait être totallement responsable de nos vies, plutôt que nous, c’est parce qu’Il nous a fait. "C’est lui qui nous a faits, et nous lui appartenons" (PSAUME 100:3). C’est seulement un résultat naturel de la relation entre l’homme et son Créateur. Si la voie de Dieu est la voie juste, en toutes choses, grandes ou petites, il en découle que nous ne devrions pas suivre notre voie en quoi que ce soit. Le renoncement à soi est aussi vrai pour les anges de Dieu dans le ciel que pour l’homme, innocent et saint, comme il est sorti des mains de son Créateur.

La seconde raison pour laquelle Dieu devrait être totalement maître de nos vies, c’est à cause de la condition dans laquelle sont tous les hommes depuis la chute. Notre propre volonté tend à s’adonner à nos désirs naturels. Mais c’est le plan et le désir de Dieu que nous résistions et surmontions cette tentation, pas à certains moments, ni pour certaines choses seulement, mais à tous moments et en toutes choses.

Laissez-moi illustrer cela. La volonté de Dieu est comme une route conduisant tout droit à Dieu. La volonté de l’homme qui jadis lui était parallèle, suit maintenant une autre route, qui va dans la direction opposée. Elle mène loin de Dieu. Si nous marchons sur l’une, nous devons quitter l’autre. Nous ne pouvons pas marcher sur les deux en même temps. Il est impossible pour un homme de suivre sa propre volonté et de suivre la volonté de Dieu. Vous devez choisir l’une ou l’autre, soit renier la volonté de Dieu pour suivre la vôtre, soit renier la vôtre pour suivre la volonté de Dieu.

Il est sans aucun doute, plus plaisant pendant un certain temps de suivre notre propre volonté et nos propres désirs. Mais en suivant nos désirs en toutes choses, nous renforçons la rébellion de notre cœur. Aussi, en mangeant la nourriture qui nous plaît nous aggravons souvent une maladie du corps. Cela satisfait notre goût, mais cela nous rend plus malades ; cela apporte du plaisir, mais cela apporte aussi la mort.

Dans l’ensemble, donc, renoncer à nous-mêmes, c’est abandonner notre propre volonté, peu importe combien nous tenons à notre propre voie, dès lors qu’elle ne s’accorde pas avec la volonté de Dieu. C’est renoncer à tout plaisir qui ne vient pas de Dieu ou qui ne conduit pas vers Dieu.

Dans notre vie quotidienne, que signifie porter notre croix ? Nous devons le découvrir car chaque personne qui veut suivre le Christ ne doit pas seulement renoncer à elle-même, mais elle doit aussi porter sa croix. Porter notre croix signifie faire toute choses à l’encontre de ce que nous choisirions de faire. Alors se charger de notre croix est un peu plus dur que de renoncer à nous-mêmes. Cela s’élève la diffculté un peu plus et c’est aussi plus difficile pour le corps. Même s’il est peut-être dur d’abandonner notre propre plaisir, ceci est plus facile à faire que de supporter la tribulation et d’endurer la douleur.

En courant dans "la carrière qui nous est ouverte" selon la volonté de Dieu, nous trouvons bien des fois une croix en travers du chemin. Cette croix est quelque chose qui non seulement n’apportera pas de plaisir, mais qui plus est se révèlera être un fardeau ou une souffrance. Relever notre croix ce n’est pas seulement renoncer à quelque chose de plaisant, c’est permettre à quelque chose de déplaisant d’entrer dans notre vie. Que faisons nous face à cela ? Le choix est clair : soit nous portons notre croix, soit nous nous détournons de la voie de Dieu.

Pour ramener nos vies sur la voie où le Seigneur voulait que nous soyions à l’origine, il est souvent nécessaire de s’arracher, façon de parler, un œil, ou de se couper une main. Nous sommes si attachés à certaines habitudes de péché que nous ne pouvons jamais en être séparés sans une douleur intense. Le Seigneur purifie alors l’âme comme le feu de l’affineur, pour brûler toute impureté. C’est douloureux, certes, mais il doit en être ainsi car l’âme ne peut pas passer au travers du feu sans douleur.

Le bon docteur

Dieu nous fait passer par une quelquonque douleur, c’est seulement afin de nous guérir. Jésus est notre Grand Médecin et Il coupe ce qui est infecté ou qui pourrit, afin de préserver la partie saine. Et si nous choisissions librement de perdre un membre au lieu de laisser notre corps entier périr, à combien plus forte raison devrions -nous choisir, au sens figuré, de couper une main droite, plutôt que d’avoir notre âme entière jetée en enfer !

Quand notre Seigneur a dit au jeune homme riche, "va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres" (sachant que c’était le seul moyen de guérir sa cupidité), cette pensée précise donna au jeune homme une telle douleur que "...il s’en alla tout triste" (MARC 10:22). Il choisit de se défaire de son espoir de paradis plutôt que de se défaire de ses possessions sur la Terre. C’était une douleur qu’il ne voulait pas accepter d’endurer. Une croix qu’il ne voulait pas porter. Et d’une façon ou d’une autre, chaque personne qui suit Christ aura sûrement à porter chaque jour sa croix.

Porter notre croix ne signifie pas littéralement déchirer notre propre chair, en portant des habits inconfortables, nous exposant nous-mêmes intentionnellement à une chaleur ou à un froid extrêmes, ou quoi que ce soit d’autre qui nuirait à la santé de notre corps. Cela signifie embrasser la volonté de Dieu, même si elle peut être totalement différente de ce que nous voulons. Cela signifie choisir le bien, bien qu’il puisse être un médicament amer. Cela signifie accepter librement les tribulations, les épreuves, et la douleur temporaire de n’importe quelle sorte alors que nous marchons sur le chemin de la vie éternelle.

II. l’Indulgence avec soi-même 

Deuxièmement, je veux montrer que c’est toujours à cause d’un manque d’abnégation, ou de ne pas porter sa croix, que quelqu’un ne suit pas complètement le Christ et n’est pas entièrement Son disciple. Laissez- moi vous démontrer ce que je veux dire à travers quelques exemples :

Cinq genres de personnes :

1. Le premier type d’hommes entend la parole qui peut sauver son âme. Il aime ce qu’il entend, reconnaît la vérité, et son cœur est touché, cependant, il reste mort dans le péché, insensé et endormi. Pourquoi cela ? Parce qu’il ne se séparera pas du péché qu’il aime, bien qu’il sache maintenant que le Seigneur en a une haine absolue. Il est venu pour écouter, plein de luxure et de désirs païens et il repart de la même façon parce qu’il ne se refusera pas ces choses. Cet homme ne se réveille pas, même si la trompette est sonnée.

2. Le deuxième genre d’homme commence à se réveiller, ses yeux s’ouvrent même un peu. Il est convaincu par l’Esprit de Dieu et reçoit la vérité. Mais bientôt la conviction s’en va et ses yeux se ferment de nouveau. Pourquoi sombre-t-il à nouveau dans un sommeil de mort ? Parce qu’il continue à céder au péché qu’il aime. Il boit encore du poison plaisant. Bien qu’il commence à se réveiller, il n’a pas de conviction profonde. Par conséquent, il est impossible qu’un travail durable puisse être fait dans sa vie car il ne renoncera pas à lui-même.

3. La troisième sorte d’homme s’est vraiment réveillée. Les impressions sont profondes et durables. Et cependant, il ne se sent jamais en paix avec Dieu, bien qu’il le désire vraiment. Maintenant, pourquoi en est-il ainsi ? C’est parce qu’il ne porte pas de fruits en rapport avec sa repentance. Il ne "cesse pas de faire le mal" et "n’apprend pas à faire le bien" selon la grâce qu’il a reçue.

Ces personnes ne délaissent pas complètement leurs habitudes pêcheresses, elles continuent d’éviter de faire le bien qu’elles savent devoir faire, parce que c’est quelque chose qu’elles ne veulent pas faire. Elles n’arrivent jamais au point de la foi qui sauve, parce qu’elles ne renoncent pas à elles-mêmes, ou qu’elles ne portent pas leur croix.

4. La quatrième personne est quelqu’un qui a goûté aux dons célestes et aux puissances des temps à venir. La paix qui surpasse toute compréhension a régné dans son coeur et son esprit; et l’amour de Dieu a été déversé dans son cœur par le Saint-Esprit, cependant maintenant il est faible. Il aime de nouveau les choses du monde et les désire plus que les choses qu’on ne voit pas. L’œil de son entendement s’est refermé, de sorte qu’il ne peut pas voir Celui qu’on ne voit pas. Son amour est devenu froid, et la paix de Dieu ne règne plus dans son cœur. Et ce n’est pas étonnant, car il a redonné une place au diable, et attristé le Saint-Esprit de Dieu. Il est retourné vers quelques péchés plaisants, si ce n’est par quelques actions extérieures, au moins dans son cœur. Il a donné place à la fierté, ou à la colère, ou à la luxure, à l’autodétermination et à l’obstination.

Peut être n’a-t-il pas activé le don de Dieu qui était en lui, il s’est abandonné à la paresse spirituelle et ne voulait pas être embêté par la douleur de "prier en tout temps ... veiller à cela avec une entière persévérance" (EPHESIENS 6:18). C’est à dire que sa foi a fait naufrage, faute de n’avoir pas renoncé à lui-même et de n’avoir porté chaque jour sa croix.

5. La foi du cinquième genre de personnes n’a pas totalement fait naufrage. L’homme a toujours une mesure de l’Esprit d’adoption, qui continue à témoigner avec son esprit, qu’il est un enfant de Dieu. Cependant il ne "va pas vers la perfection". Il n’est pas, comme il fut jadis, affâmé et assoiffé de justice, comme le cerf est assoiffé de l’eau du ruisseau. Au lieu de cela, il est fatigué et épuisé dans son esprit, ballotté entre la vie et la mort.

Et pourquoi est-il comme cela ? Parce qu’il a oublié la parole de Dieu. "Abraham, notre père,ne fut-il pas justi¬fié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite..." (JACQUES 2:21-22). Cela signifie qu’il n’est pas assidu pour travailler aux œuvres de Dieu. Il ne persiste pas dans la prière, soit personnelle, soit en groupe, dans la communication avec Jésus, la méditation sur la parole de Dieu, le jeûne et la communion avec les autres. Et pourquoi ne persiste-t-il pas dans la prière ? Parce que dans les temps de sècheresse cela lui est douloureux et ennuyeux.

Ou bien il n’est pas zélé pour aider les autres. Il ne sert pas le Seigneur avec ferveur en faisant le bien aux hommes, de toutes les façons possibles, pour leurs âmes aussi bien que pour leurs corps. Il ne continue pas à céder à Dieu dans toutes les occasions car il préfère aller dormir, ou seulement parce qu’il fait trop froid dehors, ou noir ou pluvieux. Pourquoi ne peut-il pas nourir l’affâmé ou vêtir celui qui est nu ? Parce qu’il pourrait devoir le faire au prix de ses propres habits, ou avoir de la nourriture moins chère et moins bonne. En outre, rendre visite aux malades ou à ceux qui sont en prison est entouré de toutes sortes de circonstances inconfortables. Et il en est de même pour la plupart des œuvres de miséricorde spirituelle, comme la correction par exemple.

Il n’aidera pas son voisin en le corrigeant parce que la honte, ou parfois la peur, vient s’interposer. Il devra s’exposer lui-même au ridicule ou à de pires inconvénients. Quand il considère certaines choses et d’autres, il en laisse de coté une ou plusieurs, sinon toutes les oeuvres de miséricorde et d’amour. Par conséquent, sa foi n’est pas rendue parfaite, il ne peut mûrir dans sa foi, parce qu’il ne renonce pas à lui-même et ne porte pas chaque jour sa croix. Fatigué de porter sa croix, il arrête de persévérer assidûment vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste en Jésus Christ.

Conclusion

Vous pouvons voir que c’est toujours parce qu’un homme ne renonce pas à lui-même ou ne porte pas sa croix, qu’il ne suit pas complètement son Seigneur. C’est pour cette raison qu’il n’est pas pleinement un disciple du Christ. Telle est la véritable raison pour laquelle tant de personnes qui furent jadis des lumières brûlantes et brillantes, ont maintenant perdu à la fois leur lumière et leur chaleur. Elles n’ont pas estimé le renoncement à soi-même comme étant aussi important qu’il l’est, ni n’ont pris la peine de le mettre en pratique.

Finalement, chacun d’entre vous appliquez ceci à votre propre âme. Méditez à ce sujet quand vous êtes seul. Considérez-le dans votre cœur ! Prenez garde non seulement de profondément le comprendre mais de vous le rappeler jusqu’à la fin de votre vie ! Criez vers le Tout-Puissant pour avoir la force de le mettre en pratique dès que vous le comprendrez !Ne le mettez pas de côté, mais mettez-le en pratique immédiatement, à cette heure même ! Pratiquez-le dans chacune des mille occasions qui se présentent en toutes circonstances de la vie ! Pratiquez-le quotidiennement, sans interruption dès que vous vous êtes mis au travail, endurant jusqu’à la fin et jusqu’à ce que votre esprit retourne à Dieu !

Par John Wesley

Edité et paraphrasé
par Martin Bennett

Source: 'The Last Days Magazine'